Robert Schreiter, C.PP.S.
L'église missionnaire en 2025


Note du traducteur : J'ai traduit ce document pour mon beau-père qui ne comprend pas l'anglais. Je m'excuse d'avance pour toutes les fautes (notamment de grammaire), mais le français n'est pas ma langue maternelle. Le document original contient beaucoup de phrase et d'expression très anglo-saxonne dans leur tournure, j'ai essayé de les garder le plus fidèlement possible afin de ne pas dénaturer le texte. Malgré cela la richesse du document, et son importance par rapport à l'avenir de l'Eglise vous ferez oublier ces petits désagréments.


D'essayer de prédire plus de 20 ans dans le future est une opération à risque. Si nous nous plaçons autant dans le passé, aurions nous prédit la chute de l'Union Soviétique, la fin de la Guerre Froide, et la monté de la mondialisation ? Le mieux que nous puissions faire c'est une extrapolation du présent. Dans des présentations précédentes, j'en ai déjà essayé en regardant comment sont formés les futurs dirigeants des instituts de 2025. C'était plus une question d'analyser les forces actuellement en vigueur dans le monde que de prévoyance. Pour regarder plus loin demande une analyse minutieuse des éléments déjà en cours qui continueront dans le futur, et d'espérer qu'il n'y aura pas de bouleversements significatifs dans ces courants d'ici 20 ans. Il y reste néanmoins beaucoup d'inconnus, particulièrement des évènements dans le future que nous ne pouvons anticiper.

Mais il faut que nous prédisions l'avenir. Malgré les difficultés et dangers, les dirigeants de nos instituts religieux ont la responsabilité de regarder au-delà du présent afin de mieux préparer l'avenir. C'est avec ce sentiment de responsabilité que j'entreprends cette tache ici, bien conscient en même temps que des évènements dans l'avenir peuvent radicalement changer le scénario présenté ici.

La présentation est sous forme de 3 cercles concentrique, commencent avec celui de l'extérieur et traversant vers le centre. Le premier cercle est un croquis du monde en 2025. Le deuxième regardera l'église (particulièrement l'église Catholique Romaine, mais en faisant référence aussi à d'autres églises chrétiennes). Le troisième regardera les instituts missionnaires, et comment ils figureront dans le schéma global.

Le monde en 2025

Enrique Marroquín nous a donné pour ce séminaire une description précise des grandes tendances déjà en évidence dans notre monde, dont beaucoup semble continuer dans les prochaines 2 décennies. En regardant vers le monde de 2025, je comprends que ma tâche est de dessiner les grandes lignes d'un scénario de ce que nous connaissions de ces tendances. Encore une fois, tous ceci est fait en sachant que les évènements que nous ne pouvons pas prévoire pourrons radicalement changer le plan de ce scénario. Ce scénario centre sur 3 facteurs qui continueront à former le monde à venir. Le premier c'est la démographie, ce qui veut dire la taille et les différents facteurs de distribution des populations, avec les conséquences sociales qui en suit. Le deuxième facteur est l'économie, avec des conséquences sur les éléments tel que la richesse et la pauvreté à l'intérieur et entre les différentes nations. La troisième est la politique ou l'organisation du pouvoir dans le monde.

La démographie

La Terre contient actuellement 6 milliards d'habitants. On estime que ce chiffre aurait atteint huit milliards en 2025. La distribution de cette augmentation ne serait pas uniforme à travers la planète. Elle continuera d'être concentrer dans les pays les plus pauvres (les pauvres typiquement ont plus d'enfants que les riches car les taux de mortalité enfantine sont plus élevé, et les enfants sont la seule sécurité contre la vieillesse pour les pauvres), et dans les pays avec le taux de population déjà le plus élevé, soit la Chine et l'Inde. Une vision de la planète à travers la démographie pourrait produire un scénario comme suit. Je note avec ce scénario quelques-unes des conséquences sociales possibles.

Au début du 21ème siècle, il était évident que l'Europe allait à la crise. Aucun pays Européen ne produisait suffisant d'enfants pour remplacer la population courante. Cela voulait dire que l'age moyenne de la population augmentait. Vu que les personnes qui auront des enfants en 2025 dans ces pays sont presque tous déjà nées, l'imagerie — au moins du point de vue de ceux vivant déjà dans les pays Européens — changera que peut probablement. Ceci à plusieurs conséquences sociales.

Premièrement, avec l'augmentation de l'age moyenne, il y aurait moins de personnes actives pour soutenir les plus âgés, qui pourront constituer jusqu'à 35% de la population. Les adultes qui travaillent pourront ce trouver en train de partager leurs ressources: combien alloué à élever leurs enfants, et combien pour le soutient de leurs parents vieillissants et leurs grands-parents. Le système de sécurité social développé en l'Europe de l'Ouest dans la deuxième moitie du 20ème siècle serait soumis à de rudes épreuves, car l'argent ne serait plus là pour le soutenir. A cause des sommes énormes nécessaire pour les soins des personnes âges, il y aurait moins d'argent disponible à l'investissement. Le résultat probable serait une réduction significative de niveau de vie en Europe par rapport au début du 21ème siècle.

Deuxièmement, l'innovation technologique, qui fut l'une des principales sources dans la création de nouvelles richesses depuis le 16ème siècle, est typiquement le fruit de jeunes personnes dans leurs vingtaines et début trentaines. Nous n'avons que regarder ceux qui créa les technologies de communications des années 80 et 90 du 20ème siècle. Avec moins de personnes dans cette catégorie, l'avantage technologique Européen serait en déclin. Ceci assorti avec la pression sur les services sociaux aurait des implications sur la richesse en Europe et le rôle leader de l'Europe dans le monde. L'Europe pourrait ce trouver reculant vers la position relativement insignifiante qu'elle occupait avant 1500. A cette époque la plus grande ville dans le monde fut Mexico, et le leader technologique de l'époque fut la Chine.

La seule chance que l'Europe a pour garder sa position actuelle est de permettre un niveau d'immigration encore plus élevé qu'actuellement. Ceci est particulièrement le cas pour les pays avec les taux de natalités les plus faibles, tel que l'Italie et l'Espagne. L'immigration, comme ce fut évident au début du 21ème siècle, apporte une multitude de conséquences sociales. L'Europe devrait s'éloigner de l'homogénéité culturelle et ethnique qui fut la source d'une grande partie de sa cohésion sociale. La lutte sur sa propre définition en temps que Français, ou Allemand ou Italien et le débat sur le faite que l'Europe est un lieu d'homogénéité culturel ou un continent d'immigration (Zuwanderungsgesellschaft), aurait atteint son sommet vers la fin de la première décennie du 21ème siècle. Dans la deuxième décennie du 21ème siècle, l'Europe (où peut-être l'Union Européenne) devrait décider de son avenir démographique.

Le débat a par contre plus que des conséquences économiques et culturelles. A moins que les pays Européens cherchent activement des chrétiens Africains sub-Saharienne, les immigrés venant en Europe seront probablement Musulman ou Hindou. Probablement, en même temps qu'est pris une décision sur l'avenir démographique de l'Europe, les Eglises Chrétiennes engageront des efforts pour re-dynamiser la fois Chrétienne sur le continent parmi 'les chrétiens de nom uniquement' et les peuples non Musulmans. Quoi qu'il arrive dans cette partie du scénario, une chose est probable: le support financier considérable que les églises bénéficient aujourd'hui aurait disparu. L'Islam et les autres religions traditionnelles réclameront leur part. La séparation (de l'église et de l'état NdT ?) financière des églises serait demandé même par les Chrétiens, qui le voit comme une clef de la revitalisation de la foi. Ceci aurait des conséquences financières énormes sur L'Eglise à travers le monde, particulièrement pour le Vatican et beaucoup d'église dans les pays pauvres. L'Eglise Catholique ne serait pas uniquement l'église des pauvres parce que la plupart de ces membres sont parmi les pauvres, mais aussi parce qu'elle n'aurait pas les ressources financières qu'elle à pu profiter au début du 21ème siècle.

L'Afrique. L'Afrique serait devenue le continent chrétien le plus peuplé en 2025. Sa population globale, par contre, n'aurait pas accru au rythme qu'elle a fait durant la plupart du 20ème siècle. La raison pour ceci est liée aux conséquences de l'épidémie du VIH/SIDA qui à eu de telles conséquences dévastatrices durant les premières décennies du 21ème siècle. Malgré le faite que des médicaments efficaces et peut coûteux contre le VIH seront disponible avant 2025, les conséquences démographiques d'avoir perdu une grande partie de la jeune génération auraient eu des conséquences catastrophiques sur un continent déjà assailli par plus que son lot de problèmes, due aux guerres et la corruption gouvernementale ainsi que l'exploitation continuelle de ses ressources naturelles par des puissants pays extérieurs. Dans l'instabilité sociale générale que la guerre, la maladie et la corruption et le crime créés, l'Afrique se retrouvera à continuer de lutter pour survivre. A cause des ses conditions instables, les meilleurs jeunes esprits continueront d'essayer d'émigrer, rendant le sort des pays Africains encore moins optimistes.

Religieusement, il y aura trois grandes forces travaillant en Afrique, l'islam, la Chrétienté majoritaire, et la foi Pentecôtistes charismatique. La religion traditionnelle Africaine survivra, mais pratiqué avec ou à l'intérieur d'une des trois formes majeures de foi. Le christianisme Pentecôtistes et charismatique serai le plus grand genre de foi Chrétien après le Catholicisme; en faite une proportion significative de Catholiques serons des charismatiques. Ce type de foi prospère parmi les pauvres et ceux essayent de se préparer pour entrer dans la bourgeoisie. Une grande partie de la vitalité de L'Eglise se trouvera dans cette forme de foi enthousiaste et remplie du Saint Esprit.

Les Amériques. Les Etats Unis et le Canada pourrons continuer à maintenir leurs populations dues à leur politique d'immigration. Ceci leurs permettrons de maintenir un niveau relatif d'innovation et de prospérité, même qu'eux aussi, comme l'Europe, aurons une plus grande population âgée. Les pays d'Amérique Latine auront semblablement plus de mégapoles et une population réduite dans les campagnes. La foi Pentecôtistes et charismatique serait étendue sur le continent.

Les îles Caraïbes continueront les tendances de réduction en population avec la migration vers les Amériques du Nord et du Sud et vers l'Europe de leurs habitants.

L'Australie, La Nouvelle Zélande, et les Iles Pacifique. L'Australie et la Nouvelle Zélande, en temps que terre d'immigration aurons des modèles d'immigration similaire à l'Amérique du Nord. L'Australie continuera d'être le pays le plus multiculturel du monde. Une proportion croissante de sa population serait d'origine Asiatique et des îles Pacifiques, car moins d'Européen et de Américains Latin choisirons d'émigrés. Les débats deviendront plus vifs en Australie et la Nouvelle Zélande sur la taille de la population que chaque pays peut soutenir, par rapport à l'intérieur aride de l'Australie et les régions montagneuses de la Nouvelle Zélande.

L'Asie. Les populations de la Chine et de l'Inde constituerons 40% de la population mondiale. L'émigration continuera des deux pays. L'Asie, à cause de sa population, a une bonne chance d'être le plus vital culturellement et technologiquement d'ici 2025. En même temps que l'Europe diminue en signifiance, le 'siècle du Pacifique' tant vanter serait une réalité.

Le pourcentage estimé de Chrétiens dans la population mondiale n'avait pas changé significativement entre 1900 et 2000; il est rester autour des 30-40% de la population mondiale. Ce chiffre fut maintenu uniquement par des efforts très énergétiques d'évangélisation parmi les Chrétiens pour recruter de nouveau membres. Ce pourcentage de la population risque de chuter quelque peut d'ici 2025, à cause de l'age moyenne des Européens et par l'augmentation de la population de l'Asie, qui est principalement composée de non Chrétiens.

L'Economie

En vu de la turbulence faisant souvent partie d'économie basée sur les marchés, les prédications à long terme des modèles économiques sont peut-être les plus difficiles à entreprendre. Au début du 21ème siècle la mondialisation du capitalisme libéraliste a eu la première place dans l'économie mondiale. C'est tout naturel de prédire que ce serait le cas dans quelques 25 années.

Même que ce modèle de mondialisation paraît à ce moment inévitable, surtout qu'il n'y a pas d'autre alternatif en vu, on ne peut pas exclure d'autres développements. Le début du 20ème siècle, en 1900, fut une période plus ancienne de mondialisation, et les gens prédisaient à cette époque qu'elle continuera sans restreint dans l'avenir. La grande guerre de 1914 l'a fait hésiter, et la grande dépression mondiale des années 30 l'a fait carrément trébucher, sans qu'elle puisse se redresser avant la fin des années 1970. Nous ne prouvons pas prédire que quelque chose ne se passe pas pour faire re-trébucher la présente période de mondialisation.

Malgré le faite que nous ne pouvons pas savoir si de tel évènements peuvent encore intervenir dans la mondialisation tel que nous le vivons, nous pouvons pointer certains facteurs qui, si ont ne s'en occupe pas, pourrons causer un tel évènement. Au début du 21ème siècle, le sentiment d'anti-mondialisation, dans les pays pauvres et riches n'a cessé d'augmenter. Si des mesures ne sont pas prises pour donner un visage plus humain au process de mondialisation qui perturbe la vie de tant de gens, les réactions pourront compromettre son avenir. Il est maintenant évident que les états nations ne disparaîtront pas d'un monde de sociétés transnationales sans frontières, malgré les prédications faites dans les années 1990. Certain aspect de l'état nation cependant devrait être renforcé afin que survit le potentiel de création de richesse de la mondialisation. La question des pauvres et de ceux qui souffrent à cause de la mondialisation doit être adresser si l'opinion populaire ne renverse pas complètement la mondialisation. Aussi, la lutte pour les ressources naturelles nécessaires pour maintenir les croissances économiques et les populations — particulièrement les hydrocarbures et l'eau — pourrait mener à une fermeture des frontières et une panne de la mondialisation.

Ce qu'il faut faire - ce que le Pape Jean Paul II à appelé la mondialisation de la solidarité — devient très claire. En tant que justice sociale, les gens de L'Eglise devrons engager leurs énergies afin d'adresser ce problème mondial.

Mais s'il n'y a pas de coupure significative dans la direction actuelle de l'économie, que peut-on attendre ? Des études récentes suggèrent que la santé net mondial continuera à accroître, mais peut-être pas au même rythme que dans les années 1990. Si nous divisons les pays et les populations en trois groups - les riches, ceux du milieu et les pauvres, le scénario et le suivant. Le group des riches continuera à devenir plus riche, mais à un rythme moins élevé. Ce group de riche inclus les pays de l'Europe de l'Ouest, l'Amérique du Nord, le Japon, la Corée du Sud, et l'Australie et la Nouvelle Zélande. La croissance la plus marquée serait dans le group du milieu - les pays maintenant engagés dans la modernisation. Ceci inclurait particulièrement la Chine, l'Inde, et le Vietnam, ainsi que quelque pays de l'Europe Centrale et de l'Est, et certain pays de l'Amérique Latine (le Brésil, le Mexique, le Chili; l'Argentine pourrait aussi rebondir). A cause de la croissance parfois significative dans quelques-unes de ces pays, la différence moyenne entre riche et pauvre continuera à se rétrécir, comme depuis le milieu des années 1990. Cette différence moyenne se réduit à cause de la croissance économique rapide de la Chine et de l'Inde, les deux pays les plus populeux du monde. Mais pour les pays les plus pauvres il n'y aurait pas de croissance significative, et pour quelques-uns, un réel déclin. Ainsi, pendant que la différence moyenne entre riche et pauvre se réduit, la différence réelle deviendrait encore plus large. Ceci affectera une grande partie de l'Afrique sub-Saharienne, et les pays les plus pauvres de l'Amérique Latine, de l'Asie et des Iles Pacifique. Ainsi la différence entre riche et pauvre deviendra encore plus marqué, si rien n'est fait pour aider les pays les plus pauvres.

La Politique

Quelles sont les implications politique de la tendance démographique, sociale et économique vers 2025 ? D'énormes populations de jeunes seront concentrées dans des régions du monde ou ils ne pourront être maintenus. L'écologie mondiale est déjà menacée, mais la désertification de l'Afrique menace une situation déjà fragile. Les guerres seront moins des conflits sur des points idéologiques, comme ce fut dans le 20ème siècle, que pour des ressources naturelles, particulièrement l'eau et les hydrocarbures. De grande concentration de peuples, particulièrement dans des climats chauds, rend possible la prolifération de maladies contagieuses. La migration, déjà un point sensible au début du 21ème siècle, ne fera que croître. Les inquiétudes sur la capacité de cohabitation de diverses populations centra non plus sur la recherche de moyens d'apprécier et de reconnaître les différences, mais sur la découverte de moyens de cohésions sociale dans des circonstances parfois très instable. Les pauvres réclameront de toute force leur part de ce qui est nécessaire pour la simple survie. Les riches découvrons qu'ils ne pourront maintenir leur style de vie sans les pauvres. Comme on l'a déjà précisé, l'Europe doit décider de son avenir dans la deuxième décennie du 21ème siècle; va t'il vieillir, sombrer et décliner ? Ou va t'il maintenir sa créativité en devenant un monde plus divers ethniquement et religieusement qu'à l'heure actuelle ?

Parce que d'avantage de la jeunesse de la planète serait concentrer dans les zones pauvres du globe, les probabilités sont réelles de l'augmentation de la violence au-delà du niveau vu au début du 21ème siècle. La taille proportionnelle du group âgé entre 15 et 25 ans (plus particulièrement le nombre de males) contribue significativement à la paix ou aux troubles dans une société. Les soulèvements en Europe et en Amérique du Nord en 1968 et l'instabilité d'une grande partie du monde Musulman au début du 21ème siècle, fut tous deux en partie le résultat d'une augmentation dans la population à ce niveau. Peut être un des plus importants antidotes à cette violence potentielle seraient les efforts accrus dans l'éducation des femmes dans la même tranche d'age. Les hommes sont la source de beaucoup plus de violence dans le monde que les femmes; en faite, c'est les femmes qui sont capable d'une certaine mesure de restreindre la violence, et qui participe d'avantage au processus de paix. Une population femelle plus éduquée, et une place plus importante pour les femmes dans les forums publiques, contribuera à la probabilité d'une plus grande paix dans le monde.

Quelle forme prendra la gouvernance mondiale? Il y aura toujours la souveraineté nationale, mais des efforts de coopérations régionales, d'abord au niveau économique, puis de plus en plus au niveau politique, serait plus généralisée. Même des mastodontes économiques et politiques tel que les Etats Unis devront accepter une certaine latéralité. Due à l'interconnexion des moyens de communication, il y aurait de plus en plus de parallèle au gouvernement et institutions régionales. Le nombre d'ONG était 16000 en 2000; ce chiffre devrait augmenter de manière significative d'ici 2025. Concomitant avec cette augmentation serait les syndique criminels, prenant en victime particulièrement les pays pauvres, mais menacent aussi les pays moyens et riches.

Comme on l'a déjà remarqué, le Siècle du Pacifique est peut être déjà en cours. La puissance économique de la Chine, et la monté économique de l'Inde nous mènent vers un monde qui ressemble plus à l'an 1500 que 2000: la Chine deviendra le pays économique et militairement le plus puissant après les Etats Unis, et devrais rapidement réduire l'écart. La Chine à eu des périodes dans son passé ou elle fut sur le seuil de rejoindre les leaders du monde, mais de finalement s'éloigner de cette possibilité à cause de troubles interne. Tel fut le cas dans la première partie du 15ème siècle, quand la Chine fut prêt à devenir une grande puissance coloniale. Ce qui ce passe en Chine dans les premières deux décennies du 21ème siècle, au fur qu'elle grandit rapidement économiquement, et doit faire face aux changements sociaux associés, serait scruté de très prés.

Un facteur supplémentaire jouant sur l'équilibre du pouvoir dans le monde de 2025 serait comment l'Islam, durant 2 décennies, a pu ou n'a pas pu faire face à la modernité et la post-modernité. L'Islam fut la tradition religieuse qui c'est développé la plus vite au début du 21ème siècle, à la fois à travers les converties et par les naissances. Ce serait un partenaire majeur de dialogue avec le Christianisme en 2025. La manière que les pays avec des populations à dominance Musulmans gèrent l'agitation des deux prochaines décennies serait décisive pour comprendre l'état du monde en 2025.

L'église

Où es-ce que L'Eglise, plus particulièrement L'Eglise Catholique, ce trouvera en 2025 ? Ce serait d'avantage une église des pauvres que ce ne l'était en 2000. Sauf si les efforts de re-évangélisations dans la deuxième décennie du 21ème siècle ont du succès, elle serait aussi plus pauvre matériellement. Elle pourrait aussi se retrouver au milieu d'une renaissance mondial de spiritualité lancé par un nombre de facteur divers. Les formes Pentecôtistes et charismatique du Christianisme deviendront soit plus une partie du Christianisme Catholique (à cause de sa prévalence parmi les pauvres et la nouvelle bourgeoisie), ou inciteraient des efforts à l'intérieur du Catholicisme de re-dynamiser une concurrence afin de rivaliser l'intensité de l'expérience de la foi comparable au Pentecôtisme. La concurrence avec l'Islam serait un deuxième élément qui génèrerais davantage de ferveur religieuse dans beaucoup d'endroit dans le monde. Un troisième facteur serait les efforts dans les pays riches et nouvellement riches de trouver des nouvelles valeurs au-delà des valeurs matérielles de richesse et de santé financière, ainsi qu'une réduction du mouvement rapide que la mondialisation a créé.

Karl Rahner avait dit que L'Eglise du 21ème siècle serait contemplative, ou ne serait pas du tout (n'existerais pas NdT). Ceci risque d'être le cas pour deux raisons. D'un côté, le monde en évolution permanent réclamerait un point d'appuis calme vers lequel il pourrait s'orienter pour redécouvrir les vérités primordiales et absolues que la superficialité des changements rapides ne permet pas de voir. Ce serait aussi nécessaire de travailler sur les challenges apparemment intraitables de la recherche sur la reconstruction et la justice dans les sociétés brisées, de lutter contre la pauvreté sans fin, et de rechercher la réconciliation et la cohésion social. Le caractère presque insurmontable de ces problèmes demande d'être ancré dans Dieu, qui est l'ultime Seigneur des temps et de notre destin. Et cet ancrage ne peut ce faire sans une posture contemplative devant Dieu.

La renaissance spirituelle prend deux visages: un grand visage des masses, et une face plus intime, et plus proche. Les mouvements spirituels continueront d'être très important, utilisant les médias sociaux ainsi que les rassemblements de masse. Mais, la clef de leur succès à long terme nécessitera de petite communauté rapprochée où la passion de Dieu est à la fois cultivé et vécu. Ce serait une grande occasion pour une Eglise qui a l'énorme capacité spirituelle d'y répondre. La ferveur spirituelle serait évidente sur plusieurs fronts. Elle enflammerait une passion pour la justice dans les cœurs. Elle rendra possible la survie pour ceux qui ne voient pas l'avènement de la justice.

Pour que soit possible une telle renaissance spirituelle, l'idée d'implantation culturelle doit être implémentée beaucoup plus sérieusement que ce ne le fut au début du 21ème siècle. De permettre l'enracinement des grains de L'Evangile dans un contexte culturel, pour qu'ils fleurissent à la fois fidèle à L'Evangile et fidèle à la culture, sont les fondations nécessaires à une renaissance spirituelle. Cela doit être plus qu'une garniture liturgique. L'acceptation de ce qui apparaît comme un Evangile culturellement étranger pourrait, pour un certain temps, donner un sentiment de cosmopolitisme (c'est à dire une identification avec les pays riches) ou pourrait faire partie d'un acte de résistance contre une culture locale. Mais une telle posture ne peut pas durer dans le temps. Sans son double enracinement dans L'Evangile et dans le contexte local, la renaissance spirituelle se transforme en effervescence mousseuse.

Si l'Asie, particulièrement la Chine et L'Inde, prennent première place dans le 21ème siècle, le Christianisme doit accepter un plus grand sentiment d'implantation culturelle dans cette partie du monde si elle veut avoir quoique ce soit comme effet. Comme à souvent dit la Fédération des Conférences des Evêques d'Asie, il faut une implantation culturelle à trois niveaux: l'implantation culturelle dans les religions Asiatiques, une implantation culturelle dans la pauvreté Asiatique, et une implantation culturelle dans la multitude des cultures Asiatiques. Avec un déclin possible de l'importance de l'Europe, et une expansion certaine de l'Asie, L'Eglise doit tendre la main, à travers l'implantation culturelle, vers les peuples de ce continent. Le Pape Jean Paul II l'a bien reconnu dans sa présentation de l'Exhortation Apostolique Ecclesia in Asia. On peut hésiter sur le ton affirmatif et (pour beaucoup d'Asiatique) agressif avec lequel l'Exhortation fut introduit, mais on ne peut pas démentir l'importance de l'Asie pour le 21ème siècle. Sans de sérieux effort à l'implantation culturelle, le Christianisme aurait perdu l'occasion d'être une voix pour la justice et la paix dans un monde instable.

Accompagner cette possibilité de renaissance spirituelle, et l'implantation culturelle qui la soutiendrait, seraient les défis majeurs interne de L'Eglise. Les défis externes seront de trois niveaux. Le premier défit concerne la violence et la création de la paix. Le capitalisme libéral est une forme instable d'économie, une instabilité qui peut développer la violence. La lutte sur les ressources naturelles, la quête pour un degré d'autonomie dans le contexte d'une perte de contrôle locale sur sa vie, la peur et l'expérience de la destruction environnementale qui menace notre survit, la frustration et la colère qui se développe du fait d'être exclu d'une vie de bien être - tout ceci contribue à une ambiance ou les gens peuvent se tourner vers la violence.

La religion peut être utiliser pour légitimer la violence, particulièrement quand 'l'autre' est d'une tradition religieuse différente ou perçue comme n'ayant pas de foi religieuse. La religion peut être utilisée pour couvrir d'autre motivation plus lâche, tel que la quête pour le pouvoir ou l'avidité pure. De plus, les promoteurs de la violence peuvent se tourner à des thèmes dans chacune des traditions religieuses où Dieu est perçu légitimer la violence, et même d'être un dieu violent. D'envelopper la violence dans in manteau de transcendance peut pousser des gens par ailleurs paisible de marcher sous la bannière de Dieu et de s'engager dans des actions destructivités envers d'autres et eux même. Les dirigeants religieux peuvent dénoncer ces abus de leurs traditions, mais sans prendre les mesures nécessaires d'éradiquer cette utilisation de leurs traditions et d'être vu activement promouvoir la paix, ils n'auront que peut de crédibilité. Le message fort de paix et de réconciliation, qui pourrait être la forme la plus importante de la Bonne Parole de Jésus Christ dans le 21ème siècle, doit être un message qui prend un aspect concret dans les vies et actions des membres de L'Eglise.

Lié à ceci, un deuxième challenge pour L'Eglise en faisant face au monde, est la manière de gérer l'écart entre les groupes économiques riches et moyennement riches d'un coté, et les pauvres de l'autre. On à déjà vu que L'Eglise serait une Eglise des pauvres, sauf si l'Europe expérience un genre de renouvellement, et les tendances d'appartenance religieuse changent en Inde et en Chine (ce que je doute vraiment). Pour être bref, L'Eglise doit s'efforcer d'être la conscience des riches et la voix des pauvres. L'appelle à une solidarité entre tous les peuples, dans une mondialisation de la solidarité qui n'exclus personne et ne laisse pas les pauvres derrières, est essentielle pour une Eglise qui à la justice au cœur de son enseignement social. Quelle autre organisation transnationale peut parler d'une seule voix morale à ce sujet comme L'Eglise ? En même temps, en temps qu'Eglise des pauvres, elle doit faire entendre la voix des pauvres quand la presse et les autres media sociaux l'ignorent, et quand les riches essayent de ne pas l'entendre. Elle doit exposer les machinations et les mécanismes gardant les pauvres dans un état à peine de survie, et qui empêche leurs chances d'amélioration. Elle ne doit pas réclamer que de la charité et des aumônes, mais aussi un changement des structures qui désavantagent les pauvres.

Le troisième challenge pour L'Eglise en faisant face au monde est d'engager les autres grandes traditions religieuses par amour du bien-être de l'humanité. Dans les premiers temps, cet engagement doit être tel que les religions ne peuvent pas être invoquées comme moyen de légitimer la violence de, disons, Chrétiens contre Musulman, ou Musulman contre Juif, ou Hindou contre Chrétiens, ou Bouddhiste contre Hindou. Seuls des conciles inter foi dans les terres ou le conflit bouillonne peut empêcher l'utilisation de la religion comme outil de la violence. Mais il y a aussi d'autres questions. Ces particulièrement des questions qui ne connaissent aucune frontière nationale. Une partie des questions concernent la dignité des personnes: leur droit de l'homme, à la fois droit politique et droit à une vie décent. Ainsi, les questions d'immigration, le traitement des minorités, la vie ensemble dans des sociétés multiculturel, et la négociation de la modernité et la post-modernité dans ces sociétés serait primordiale. L'autre partie des questions concernent des problèmes qu'aucune nation peut solutionner à elle seule. Certainement le plus gros de celles si est la préservation d'un environnement durable, quelque chose qui deviendra encore plus difficile d'ici deux décennies que ce ne l'est actuellement. Mais d'autres questions, tel le sort des réfugiés, le traitement des travailleurs étrangers temporaires, le trafique de femme et d'enfants et la lutte contre le crime international, figurerons largement.

Quel genre d'équipe dirigeante est-ce que l'église à besoin pour faire face au défit de la renaissance spirituelle et l'implantation culturel d'un coté, et les trois défit de la violence, la pauvreté et la coopération inter religieux de l'autre ? Un autre équilibre entre la centralisation et la proximité devrait être atteint par rapport à ce que nous voyons au début du 21ème siècle. Le centre doit se concerner de sa capacité de parler d'une voix morale qui peut être entendu, qui peut donner de la direction dans un monde complexe et confus. Mais cette voix sonnerait creux si elle ne représente pas les importantes communautés de foi qui sont engagé à la fois dans leur entourage immédiat, et pour le bien-être général de l'humanité. Sans l'implantation culturelle, cette protection et soin de la proximité fanera car L'Evangile n'aurait pas été enraciné suffisamment profondément. Elle ressemblera plus à des plantes en jardinière que celles en pleine terre qui sont nourrit et lié à cette terre indigène. La vraie implantation culturelle nécessite une vision décentralisée. Le monde est trop complexe pour être compris par une seule personne ou agence. La centralisation que nous vivons au début du 21ème siècle ne peut pas répondre adéquatement au problème immédiat. Un exemple actuel est le scandale des abus sexuels du clergé dans mon propre pays, les Etats Unis, qui demande une solution locale. Ceci n'exclus pas l'importance de la loi universelle dans L'Eglise. Elle demande le rétablissement de la confiance dans la direction sur place de L'Eglise, et de faite demande un rétablissement de la confiance qui se comprend dans un contexte US - une question d'implantation culturelle de la solution à la crise.

Es-ce que L'Eglise de 2025 peut atteindre cet équilibre entre centralisation et décentralisation ? Si elle veut être aussi indispensable que L'Evangile qu'elle prêche, elle doit essayer.

Les Instituts Religieux dans L'Eglise de 2025

Quelle serait le rôle des instituts religieux dans L'Eglise de 2025 ? Le travail de L'Eglise en faisant face au monde qui l'entour vient d'être décrit. Faire face à la violence et chercher la réconciliation, d'être la conscience des riches et la voix des pauvres, chercher une plus grande coopération inter religieux pour le bien être de l'humanité et la survie de la planète - voici quelques-uns des défit que doit faire face la mission en 2025.

Nous le savons déjà, la majorité des membres des instituts religieux seront de L'Eglise des pauvres. C'est cette perspective — ce que cela veut dire d'être d'une Eglise des pauvres — qu'ils apporteront à leur travail. Ils partageront plus de la spiritualité Pentecôtistes et charismatique des pauvres et de la nouvelle bourgeoisie que leurs prédécesseurs dans leurs instituts. Ils seront imbibés d'un fort sentiment de spiritualité et d'intégrité spirituelle.

Beaucoup d'être eux habiterons cet endroit unique dans la pensé et la vie post-moderne qui à une ambivalence envers la modernité car quelques-uns d'entre eux au moins auront connu la dislocation de la pré-modernité (comme témoigné par ceux de l'hémisphère du Sud qui se sont déplacé des zones rurales vers les mégalopolis) quand ça rencontre à la fois la modernité la post-modernité. La modernité en soit ne serait pas le même genre d'outil de mesure pour évaluer toutes les choses que ce ne l'était pour la génération précédente qui ont atteint la majorité avec le Concile de Vatican II et de tous les efforts réformateurs de la décennie qui a suivit. Ils seront capables de se déplacer plus facilement entre différents mondes — pas tellement parce qu'ils se sentent confortables en le faisant, mais parce qu'ils ont du le faire déjà dans leurs vies. Ceci a le potentiel de leurs rendrent plus flexibles à la rencontre des gens de ces différents mondes. Ca leur préparons certainement mieux pour la coopération inter religieux qui serait tellement important dans leur travail. Leur capacité de vivre dans divers mondes leur serait plus adaptée aussi pour le travail de la réconciliation, car ceci nécessite la capacité de pouvoir voir plus d'un aspect d'une dispute, et de pouvoir recadrer les évènements afin de les interpréter à partir de différentes perspectives.

Les instituts missionnaires, tel qu'il fut fondé au 19ème et au début du 20ème siècle, étaient fréquemment très centralisés dans leur gouvernement. Au fur que L'Eglise essaye de garder une voix morale centralisée et de promouvoir en même temps l'implantation culturelle, les instituts missionnaires devront rechercher la capacité d'être à la fois unis et enraciné dans un contexte local. Beaucoup on déjà entreprit des efforts dans cette direction. De vivre pour de vrai ce discours serait un des défit de 2025. Les situations parfois instable créerons une tendance à l'identification de l'unité avec la stabilité comme prix de la diversité. De la place devrait être trouvée pour ces deux dimensions si l'institut religieux, et a fortiori L'Eglise, réagira à la fois à L'Evangile et au monde dans lequel il devrait être prêcher.

Es-ce que le grand nombre de membre des instituts religieux venant de l'Inde fera une différence sur la manière que le Christianisme est présenté en Asie ? On ne peut qu'espérer que c'est le cas. Les luttes entre le Vatican et les théologiens de l'Inde au début du 21ème siècle en quelque sort préfigurent le genre de changement qui doit survenir dans le pensé du Vatican avant que L'Evangile soit réellement entendu en Asie. Du fait de l'importance que l'Aise aura dans le monde, L'Eglise ne peut pas se permettre d'être un sacramentum mundi, un sacrement au monde dans ce grand continent. Cela demandera de la vision et du courage de la part des instituts religieux pour l'accomplir: avec beaucoup de ressources humaines dans la forme d'hommes et de femmes religieux venant d'Afrique, des Philippines, de l'Indonésie, et plus particulièrement de l'Inde, mais très peux en temps que ressources financiers. Ce serait un type de mission beaucoup moins dépendant sur la puissance mondaine qui serait la marque de L'Eglise missionnaire de 2025.

Ref.: Traduit par Ian Brodie, Décembre 2002.