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Michel
Roncin
Géographie humaine et Politique Ce qui frappe tout voyageur en Asie, c’est l’immensité de sa population et son dynamisme. L’Asie représente à elle seule plus des trois cinquièmes de la population mondiale. C’est un continent qui déborde de vie et d’activité. Cependant, l’Asie reste un continent relativement mal connu. C’est pourquoi elle fascine et inquiète à la fois. N’a-t-on pas longtemps parlé du péril jaune? De la même manière, l’enthousiasme que certains manifestent pour le développement économique et industriel de l’Asie, en général, a bien de quoi laisser rêveur! D’ailleurs, l’Asie est plurielle. Elle ne constitue pas une unité comme peut le faire l’Amérique latine, par exemple. Dans sa diversité, nous pouvons y relever quatre grands ensembles: le monde chinois, le sous-continent indien, le monde malais (ou «entre-deux»), le Moyen-Orient et les nouvelles républiques asiatiques issues de l’ancienne URSS. Nous allons examiner l’un après l’autre, les trois premiers ensembles seulement. Les chiffres sur la population de chaque pays et le nombre d’habitants au km2 pour chacun d’entre eux permettent de mieux voir les différences qui peuvent exister entre les différents pays et de relativiser certaines données brutes. Par exemple, si l’on considère seulement le chiffre global de la population de la Chine, c’est extrêmement impressionnant. Par contre, si on le met en parallèle avec le nombre d’habitants au km2 de ce même pays, on s’aperçoit que la Chine a une densité moyenne de population moins élevée que celle de l’Allemagne. Monde chinois Cette expression de «monde chinois» sera peut-être contestée par certains. Elle fait simplement référence à l’influence culturelle et politique considérable qu’a joué la Chine au long de son histoire sur cet ensemble géographique. La Chine en constitue évidemment la population et le territoire dominants. C’est une région extrêmement peuplée, la plus peuplée d’Asie. Cependant l’accroissement de sa population a très nettement diminué depuis 25 ans. Elle sera rattrapée par le sous-continent indien au début du siècle prochain. La population peut être aussi très inégalement répartie. Il est frappant de constater que la Mongolie est pratiquement désertique par rapport aux autres pays de la région. À noter encore le contraste qui existe entre la Corée du Nord et la Corée du Sud: la Corée du Nord est moitié moins peuplée que la Corée du Sud alors que son territoire est pourtant légèrement plus grand. À l’exception de la Mongolie, tous les pays de cette région ont en fait une population beaucoup plus dense que celle de la Chine. Enfin, la répartition de la population peut être très inégale à l’intérieur d’un même pays. C’est le cas de la Chine dont les régions côtières sont extrêmement peuplées alors que l’ouest du pays est presque désert. À des raisons de géographie physique (montagnes et désert contre plaines) de cette situation s’ajoute la politique actuelle de développement et d’industrialisation menée par le gouvernement central chinois. Nous reviendrons plus tard sur cet aspect extrêmement inquiétant de par le déséquilibre qu’il accentue gravement entre les régions côtières et continentales. Sous-continent indien Il constitue aussi une région très peuplée; et un taux beaucoup trop élevé de croissance de la population ne favorise pas le décollage économique. L’Afghanistan a été inclus parmi les pays du sous-continent indien parce qu’une partie de la population de l’Afghanistan est commune à celle du Pakistan. Mais en réalité l’Afghanistan est un pays de transition entre le sous-continent indien d’une part, le Moyen-Orient et les nouvelles républiques issues de l’ancienne URSS, d’autre part. Nous pouvons remarquer combien la densité de population de presque tous ces pays est extrêmement élevée. Le plus remarquable est le Bangladesh qui, de plus, est situé dans un environnement particulièrement difficile, exposé qu’il est presque tous les ans à des catastrophes naturelles (inondations, raz-de-marées). Le Népal est aussi un pays extrêmement peuplé si l’on considère que la surface cultivable du pays se limite à quelques vallées étroites et que le reste du pays est constitué de montagnes. Et pourtant le progrès économique de cette région n’est pas négligeable, même pour le Bangladesh. Il faut cependant faire exception de l’Afghanistan à cause de la guerre civile, et du Bhoutan à cause de son régime d’autarcie. En fait, ce sont les deux pays les moins peuplés de la région qui sont quasi privés de développement. Monde malais (ou «entre-deux») Au point de vue population, cette région est plus difficile à définir que les deux précédentes. Nous y trouvons une plus grande diversité. C’est cependant le monde malais qui domine avec les Philippines, la Malaisie, Brunei et l’Indonésie. Cette région est aussi marquée par une importante population venue des deux autres régions (d’où «entre-deux»), surtout de la Chine et un peu de l’Inde. La population de Singapour est même chinoise dans sa grande majorité. Cette présence s’étend aussi très largement au domaine économique. Mis à part les Philippines et Singapour, dans l’ensemble, les pays de cette région sont beaucoup moins peuplés que les pays des deux précédentes régions. Ils sont même relativement peu peuplés si l’on regarde la densité de population au km2. Cependant, la répartition de la population dans un pays comme l’Indonésie peut poser problème. L’essentiel de la population de l’Indonésie vit sur l’île de Java où la densité de la population dépasse les 800 habitants au km2 alors que les autres îles sont parfois peu peuplées. Quelques caractéristiques sur le plan politique L’Asie, dans son ensemble, reste dominée par des régimes durs et peu démocratiques. Il faut cependant signaler que la démocratie a fait des progrès ces dernières années. Par exemple, les militaires ont dû céder le pouvoir aux civils au Pakistan, au Bangladesh, en Corée, en Thaïlande; le pouvoir quasi absolu du roi du Népal a été considérablement limité. Mais, dans plusieurs de ces pays (Pakistan, Bangladesh, Thaïlande), la démocratie reste fragile. Dans un pays comme la Corée du Sud, la plupart des lois répressives de la dictature militaire sont restées en place et sont, par exemple, utilisées pour réprimer les syndicats. La répression politique ou syndicale est aussi chose courante en Indonésie et Malaisie. Les droits fondamentaux de l’homme sont souvent bafoués. Ne serait-ce que par le poids de sa population, l’Asie représente un continent appelé à avoir un poids de plus en plus important sur la scène mondiale. Mais, qu’en plus, la croissance économique soit au rendez-vous !... UN MODÈLE ASIATIQUE DE DÉVELOPPEMENT ? GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE Il est fascinant de constater que ce continent asiatique qui semblait condamné à une pauvreté dégradante soit aujourd’hui embrasé par la fièvre du développement économique. Sans doute, ce développement est loin d’être également réparti. Certains pays stagnent, alors que d’autres s’envolent. Mais en Asie, le développement économique constitue comme une onde de choc qui semble se faire sentir de plus en plus loin et qui touche à des degrés divers les trois grandes régions. Cependant, le développement humain ne serait-il pas le grand oublié ? PANORAMA DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE l’ASIE L’onde de choc du développement en Asie a pour ainsi dire commencé au Japon. Ce pays était déjà très industrialisé avant la Seconde Guerre Mondiale. Après sa défaite le Japon était ruiné. Ce pays, qui voulait dominer le monde par la force de ses armes, a alors tout mise, après sa défaite militaire, sur la puissance économique. La géopolitique lui a facilité la tâche. La proximité de l’URSS et de la Chine, en cette période de guerre froide, faisait du Japon la pointe avancée du «monde libre». De ce fait, le développement économique a été facilité par l’aide américaine à la reconstruction. Il fallait un Japon stable dans cette zone si importante pour la sécurité. Et l’interdiction faite au Japon de posséder une armée lui a permis de centrer toutes ses forces sur la domination économique sous «l’ombrelle protectrice» de 1’armée américaine. LES QUATRE DRAGONS Ce développement s’est étendu par la suite à quatre pays appelés «les quatre dragons»: Corée du Sud, Taiwan, Hongkong, Singapour. Il y aurait beaucoup à dire sur le développement économique de ces quatre pays. D’abord, on peut se demander: Pourquoi ces pays se sont-ils ainsi développés ? Pour tous, le contexte géopolitique fut sans aucun doute important. Une importante aide économique fut accordée par les USA à la Corée du Sud et à Taïwan. Par ailleurs, pour ces deux pays, la volonté de résister au communisme de Chine continentale et de Corée du Nord a été un formidable ciment de cohésion sociale. Le développement économique a été l’une des manifestations de cet esprit de résistance qui a permis à la population d’accepter bien des sacrifices. Les régimes militaires qui se sont imposés dans ces deux pays ont utilisé au maximum cette peur du communisme et cet esprit de résistance pour se maintenir au pouvoir et imposer un développement économique «à marche forcée», où toute contestation des populations concernées était réprimée et l’opinion publique manipulée pour justifier tout débordement d’autoritarisme, d’exploitation et de répression. Il ne faut pas oublier que dans ces deux pays, ainsi qu’à Singapour, le développement économique s’est fait dans un climat de quasi complète absence de liberté. Il faut particulièrement souligner le rôle essentiel de l’éducation dans le développement économique des quatre dragons. Tous ces pays ont eu un constant souci de développer le niveau d’éducation de la population. Une population à la fois abondante, industrieuse et relativement bien formée est certainement la clef du succès économique de cette région. Certains posent la question du rôle du confucianisme dans le développement de ces quatre dragons et de la Chine continentale actuellement. Il est en effet frappant de constater que le monde chinois, imprégné de confucianisme depuis des millénaires, est aussi à la pointe du développement économique de l’Asie. Simple hasard ou rôle essentiel? Il est bien difficile de répondre avec certitude. Mais c’est peut-être à ce niveau que l’on peut parler de l’importance du confucianisme dans le développement économique de l’Asie. En effet, le confucianisme a toujours donné une importance considérable à l’éducation, en privilégiant le monde des lettrés. La très grande soif d’apprendre qui caractérise tout le monde chinois trouve sans doute là son origine. Certains voudraient aussi présenter ces pays, surtout la Corée du Sud, comme le fleuron de la réussite du développement économique prôné par le néo-libéralisme. C’est pourtant ne pas tenir compte des faits bruts; mais l’idéologie néolibérale n’en est pas à une contrevérité près. En effet, du point de vue du développement économique, la Corée du Sud est bien au contraire un contremodèle. Son développement économique s’est effectué à l’intérieur d’un protectionnisme farouche dont elle a bien du mal à sortir encore aujourd’hui, à l’image de son modèle japonais. LES NOUVEAUX DRAGONS Mais déjà d’autres pays d’Asie se sont infiltrés dans «l’élite» du développement économique: ce sont la Chine, la Malaisie et la Thaïlande. La Chine C’est un pays-continent qui possède d’énormes potentialités. À la différence du Japon et des quatre dragons qui ne possèdent aucune ressource minérale d’importance, la Chine dispose d’énormes ressources dans son sous-sol. Mais sa principale ressource reste sa population corvéable à merci de plus d’un milliard deux cents millions d’habitants. La nouvelle politique économique lancée à la fin des années soixante-dix, avec l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping, a amené des transformations considérables. La croissance économique de la Chine est l’une des plus fortes au monde depuis dix ans. Toute la région côtière est devenue un immense chantier où l’on accourt de toutes les provinces pour se faire une place au soleil. On parle de 130 millions de «travailleurs flottants», c’est-à-dire essentiellement des paysans qui ont quitté leur campagne d’origine à la recherche d’un travail dans les villes et les nouvelles zones économiques qui poussent comme des champignons. Ce chiffre ne cesse de grossir de façon alarmante. Les citadins sont parfois effrayés à la vue de tous ces paysans qu’ils voient de plus en plus comme de véritables envahisseurs; et la cohabitation n’est pas toujours aisée. Ils sont accusés de tous les maux; et le régime de Peijing commence à prendre des mesures par crainte d’incidents qui pourraient dégénérer entre citadins et migrants. Malaisie, Thaïlande Ces deux pays sont aussi considérés comme de nouveaux dragons avec une croissance économique très forte depuis plusieurs années. Par exemple, le taux de croissance économique de la Malaisie a été de 8,6% en 1995, tandis que celui de la Thaïlande, malgré des inondations désastreuses, était de 8,3% pour la même année. Le développement est tellement rapide que ces deux pays, surtout la Malaisie, font face à un manque de cadres qualifiés, ce qui contribue à relever rapidement le coût de la main-d’œuvre. LES FUTURS DRAGONS Mais ce n’est pas tout. Plusieurs autres pays de la région émergent comme de future dragons. Ces pays sont le Vietnam, l’Indonésie, et peut-être la Birmanie et les Philippines. En 1995, le taux de croissance de l’économie du Vietnam était de 9,3 %, celui de l’Indonésie de 7,3 %, la Birmanie entre 7 et 8 % et les Philippines 5 %. En Birmanie, le taux de croissance est probablement gonflé à cause des investissements de la drogue. Il est encore difficile de les considérer comme de nouveaux dragons parce que, parfois, comme le Vietnam, ils viennent de très loin, que leur décollage économique est encore incertain ou trop récent. Mais les signes d’un développement économique important sont là et il faut s’attendre à de grands bouleversements dans cette région pour les années qui viennent. LES RETARDATAIRES En fait, nous constatons que seulement deux pays du Sud-Est asiatique [«entre-deux»] ne sont pas considérés comme de future dragons: le Cambodge et le Laos. Les difficultés du Cambodge viennent de sa situation de guerre permanente, de son instabilité politique et aussi d’une corruption généralisée. La grande difficulté du Laos vient du fait que ce pays est trop peu peuplé. En réalité, c’est un pays qui se développe, mais à un rythme moins rapide. C’est d’ailleurs peut-être sa chance. Par contre, l’onde de choc du développement se fait moins vivement sentir dans le sous-continent indien où pauvreté, misère, travail des enfants constituent une réalité commune. Nous connaissons les difficultés politiques de l’Afghanistan, du Pakistan et du Sri Lanka. La situation de guerre civile dans ces trois pays ne favorise pas le développement économique. Sans cela, le Sri Lanka aurait de grandes chances de suivre la voie des dragons. Le Bangladesh aussi vit une situation politique difficile (conflits entre partis et conséquences de la dictature ancienne) qui s’ajoute aux calamités naturelles qui viennent régulièrement anéantir les grands efforts réalisés. Le Bhoutan et le Népal sont des royaumes enclavés et sans doute trop archaïques pour pouvoir réellement se transformer dans un proche avenir. Sur la voie du développement économique, la grande difficulté que rencontrent tous les pays de la région, à l’exception notoire du Sri Lanka, c’est celle de l’ignorance. Les gouvernements devraient donner priorité à l’éducation de base pour permettre un meilleur développement. Le cas de l’Inde L’Inde constitue un cas un peu spécial. Elle possède une économie à la fois très développée et sous-développée, avec des zones de grande pauvreté. L’Inde a souffert d’une économie beaucoup trop fermée sur elle-même, mais ses possibilités sont grandes et elle possède de nombreux techniciens bien formés et compétents. L’économie de l’Inde est un peu à l’image de son système d’éducation qui forme beaucoup de techniciens supérieurs alors qu’un pourcentage élevé d’enfants ne sont pas ou peu scolarisés. POPULATION, DÉVELOPPEMENT, ÉDUCATION Comme on peut le constater, l’Asie est en mouvement, et en mouvement rapide, pour le meilleur et pour le pire. Ce développement, essentiellement centré sur l’aspect économique, pose en effet d’énormes interrogations. En particulier, que devient l’homme dans tout cela ? Nous y reviendrons plus tard. Il est intéressant d’abord de tirer quelques enseignements de ce panorama du développement économique de l’Asie. a) Rôle de l’éducation dans le développement D’abord, il est important de constater que la courbe du développement économique de l’Asie suit pratiquement celle de l’éducation. C’est particulièrement vrai pour l’Asie de l’Est. Cela l’est un peu moins pour un pays comme le Vietnam où l’éducation a beaucoup souffert ces dernières années à cause de la pauvreté de la population et du manque de soutien du gouvernement. Mais cela est tout de même une donnée essentielle du développement et constitue une grande leçon à retenir pour tous les pays du Sud en général, au point que nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper: Investir dans l’éducation, c’est investir dans le développement. En cela la politique menée par le FMI et la Banque mondiale qui force certains gouvernements du Sud à sacrifier au remboursement de la dette extérieure paraît d’autant plus absurde. Cette politique compromet gravement le développement économique et l’avenir même de certains pays. b) Population et développement Nous entendons souvent dire que l’augmentation de la population du Sud est un obstacle au développement économique. Cela est sans doute vrai en partie. Cependant, l’évolution actuelle de l’Asie nous force à y regarder de plus près et à ne pas tomber dans le simplisme. Nous constatons, en effet, que le taux de natalité dans l’Asie de l’Est, où le développement économique est le plus ancien, a chuté de manière considérable, et même de manière dramatique parfois. Nous en voyons maintenant certains effets secondaires. Par exemple, aujourd’hui, ces pays (Corée du Sud, Singapour...) doivent faire appel à une main-d’œuvre étrangère pour combler le déficit de main-d’oeuvre nationale. C’est un comble pour des pays si peuplés ! Sans doute, cette baisse de natalité est due, pour une bonne part, à un strict contrôle des naissances. Mais aussi, avec l’augmentation du niveau de vie et du niveau d’éducation, avec l’amélioration des soins de santé, les familles ne ressentent plus le besoin d’avoir autant d’enfants. Il semble que l’éducation, et surtout l’éducation des filles, soit une mesure efficace pour favoriser le développement et faire baisser le taux de croissance de la population. Cela, bien sûr, à condition que, dans le même temps, les gouvernements prennent des mesures cohérentes pour favoriser le développement. c) Développement: fruit d’une volonté politique Il n’est pas exagéré de dire que globalement, même si c’est à des degrés divers, le développement des économies d’Asie est le fruit d’une très forte volonté politique. Le développement a été programmé et des mesures très concrètes et cohérentes prises pour le mener à bien. Cette politique n’est pas sans ambiguïté: c’est une politique qui, trop souvent, sacrifie l’humain sur l’autel du développement économique. Elle a cependant l’avantage d’avoir sorti une bonne partie de l’Asie de la misère. Et prétendre aujourd’hui réduire le rôle des gouvernements pour donner libre cours à la loi du marché et ainsi, disent-ils, favoriser le développement, c’est ne pas tenir compte de l’expérience de l’Asie qui est pourtant la plus probante des dernières décennies. Un modèle asiatique de développement ? Alors, faut-il parler d’un modèle asiatique de développement ? La réussite apparente du développement de l’Asie pourrait le suggérer. Mais ce serait pourtant beaucoup s’aventurer que de l’affirmer. En fait, le développement actuel de l’Asie soulève bien des questions que la crise récente vient de dévoiler.
Ref.: MISSIONS ÉTRANGÈRES DE PARIS, n. 332, Septembre-Octobre 1998.
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