Patrick Claffey
Poids et promesses d'une histoire


Le Père Patrick Claffey appartient à la Société du Verbe Divin. Il a travaillé longtemps au Togo et au Bénin et se trouve actuellement à la School of Oriental and African Studies University of London.

 

Quittant mon Irlande natale pour le Togo en 1977, j'avais déjà l'impression d'être parmi les derniers d'une vieille tradition missionnaire irlandaise qui remontait à Colomban et à St Gall au We siècle. J'en étais fier, et je me rends compte que dans une partie du travail que je faisais, je m'inspirais de ce modèle monastique-missionnaire. De tels rêves sont admissibles quand il fait chaud en Afrique. Mais en réalité j'appartenais à une tout autre tradition missionnaire, une tradition qui, elle aussi, a connu un grand essor en Irlande comme ailleurs en Europe Occidentale. Il s'agit de ce grand mouvement missionnaire du XIXe siècle qui a vu naître tant de congrégations, dont La Société du Verbe Divin, fondée en Allemagne en 1875.

Un siècle plus tard, et presque vingt ans après les indépendances en Afrique, ce mouvement s'essoufflait. Je me rendais compte déjà que l'Irlande suivrait inévitablement le chemin de la sécularisation et de la chute des vocations qu'ont connu les autres pays traditionnellement catholiques de l'Europe.

En fait je me rends compte aujourd'hui que je fus, en 1975 déjà, la dernière vocation missionnaire de mon village. En Hollande, autre grand phare du mouvement du xIxe siècle, les dernières ordinations pour la Société du Verbe Divin eurent lieu vers 1968. Il y avait encore dans les années 70 quelques vocations en Allemagne et aux États-Unis mais il fallait bien se rendre à l'évidence : ce grand mouvement missionnaire tirait vers sa fin. Ou bien ?

Au début des années 70, la Société du Verbe Divin commençait à puiser dans d'autres sources de vocations. D'abord la Pologne, où l'histoire très particulière de l'Église dans un état communiste créait une situation exceptionnelle — et beaucoup de vocations. Ces vocations permettaient à la Société du Verbe Divin de continuer l'œuvre fondée en Afrique après la guerre1 par nos confrères américains, allemands, néerlandais et belges. A partir de 1977 la congrégation a entamé une grande expansion missionnaire, passant de quatre pays en Afrique à douze et prenant d'autres engagements à l'intérieur des pays où nous étions déjà présents. L'Afrique devenait ainsi une sorte de carrefour pour une certaine vision de la mission. La "nouvelle vague" polonaise, qui devait prendre la relève d'une Europe occidentale défaillante, a été suivie à partir de 1980 par des confrères venant des Philippines, de l'Amérique Latine, de l'Inde, de l'Indonésie, sans oublier l'Afrique elle-même où nous avions déjà commencé le recrutement à partir des années 60 au Ghana et au Congo. Tout semblait alors être au beau fixe.

Ceci constituait sans doute une grande richesse pour la congrégation et un espoir pour une certaine vision de la mission. On parlait avec enthousiasme d'une "mission Sud-Sud", on vantait volontiers les avantages de "l'internationalité", devenue déjà une sorte de quasi-charisme verbite. Mais évidemment il n'y avait pas que cela et une telle mutation ne se ferait pas sans peine — voire des "casses humaines" — et ce fut certainement le cas ici aussi.

Dans l'analyse d'un échantillon, peut-être quelque peu arbitraire mais non sans fondement statistique, pour cet article, j'ai pu constater par exemple (et mon expérience l'affirmait), une grande instabilité dans le personnel pour certaines de ces nouvelles missions. Dans un pays par exemple, et le cas se répète sans doute ailleurs, sur soixante et onze confrères nommés depuis 1974, 41% avait quitté la mission. Certains changements sont sans doute inévitables, mais ce qui est inquiétant ici est le fait que dans un grand nombre de cas les confrères aient quitté moins de cinq ans après leur arrivée. Dans deux des groupes nationaux étudiés le taux de départs prématurés s'élève à 57%, tous des jeunes de moins de 35 ans et souvent après un seul séjour de trois ans.

Ceci pose déjà plusieurs problèmes. Tout d'abord que deviennent ces jeunes missionnaires une fois rentrés chez eux ? Comment sont-ils considérés ? Que font-ils ? Et peut-être surtout, que cherchaient-ils en allant en Afrique ? L'évidence nous manque pour que nous puissions nous prononcer de façon sûre mais, en se basant sur la "radio trottoir" de toute congrégation religieuse, il semble permis de croire que beaucoup d'entre eux se résignent à des petites tâches passagères et peu stables ; ou bien ils s'éloignent d'une façon ou d'une autre de leurs communautés et on les retrouve dans les annuaires classifiés, des années durant sous l'euphémisme latin nulli stationi adscripti — ce qui peut se traduire assez souvent de façon plus idiomatique comme "perdus dans la nature". Ceci souvent moins de six ans après leur profession perpétuelle.

En ce qui concerne leurs intentions en allant en Afrique, la question reste posée et il ne m'appartient pas d'y répondre. Mais il y a certainement des questions à poser. Il ne suffit pas de dire comme Wesley dans un élan missionnaire d'une autre époque : "Le Monde est noire paroisse", mais de savoir ce que cela implique pour les jeunes qui s'y inscrivent.

Évidemment cela crée aussi des difficultés et des tensions ainsi qu'une surcharge de travail dans des conditions déjà assez difFciles pour ceux qui restent. Enfin il y a la question des difficultés qui se posent pour les communautés et les Églises locales qui comptaient (peut-être à tort) sur ce personnel missionnaire étranger.

Il faut noter qu'il y a d'autres groupes nationaux qui semblent être beaucoup plus tenaces avec un taux de dépaxts de 23% seulement, liés le plus souvent à des raisons d'ordre vocationnel. Il faut se demander pourquoi. Est-ce purement pour des raisons culturelles, des raisons de formation, etc. ? Certes il y a cela, mais il me semble aussi que ceux qui "réussissent" mieux sont souvent ceux qui s'insèrent dans le modèle missionnaire établi par leurs aînés et qui le reproduisent le mieux. Ceci a un triple effet : ils sont mieux acceptés par les aînés qui, à leur tour, les soutiennent moralement et souvent matériellement dans leurs efforts, ils sont mieux acceptés par l'Église locale qui a retrouvé des missionnaires "comme il faut", et ils sont mieux acceptés par les fidèles qui aiment bien les missionnaires qui font ce que les missionnaires ont toujours fait. En fait, ils assument peut-être mieux le poids de l'histoire.

Le poids de l'histoire — les reproches faits aux anciens

Dans les analyses (si analyse il y a) de tous ces problèmes, et les recherches que j'ai faites pour cet article, certains thèmes reviennent pour expliquer ou bien pour justifier ce qui se parse. Paxmi ceux-ci on trouve des reproches faits aux aînés qui auraient imposé aux cadets un poids qu'ils n'arrivent pas à supporter et qui, dit-on, exclut tout nouveau modèle de mission

- Le passé colonial est évoqué souvent d'une façon mal informée et peu objective qui ne tient pas compte de ce qui fut une histoire plutôt complexe, où la mission n'était certainement pas un synonyme de projet colonial et se trouvait souvent en position de contestation avec celui-ci.2

- L'argent. On entend souvent dire que les aînés avaient "les moyens" qui leur permettaient de s'assurer l'affection des fidèles (pour ne pas dire de les acheter) ce qui rendrait toute transition entre missionnaires européens et non-européens pénible et empêcherait l'Église locale d'avançer vers une certaine autosuffisance. Ainsi, un confrère indien me confie : "je suis dépassé ici par les demander d'aide (provenant de vrais besoins sans doute) qui me sont adressées par les fidèles. Est-ce que cela serait la conséquence d'une méthode missionnaire du passé (sans vouloir juger) où les missionnaires, en même temps que la Parole, ápportaient leur poids économique pour le développement ? Ce qui fait croire aux fidèles que les missionnaires et l'Église ont un accès facile aux ressources financières". Le document de travail pour le Synode de l'Archidiocèse de Parakou va dans le même sens : "Nous vivons avec le sentiment d'être toujours dans une situation de dépendance. Or le proverbe Baatonum dit : Celui qui est assis sur la natte d'autrui est assis par terre".3

- Le "constructionnisme" ou "la pastorale du ciment". On reproche aux aînés d'avoir trop investi dans les constructions et les infrastructures aux dépens d'une pastorale en profondeur basée sur la formation catéchistique et biblique des personnes et des communautés. Comme nous avons déjà vu, ceci est souvent renforcé par l'attitude de l'Église locale et des fidèles qui insistent souvent sur les "réalisations" matérielles, mais qui, en même temps, vivent toujours dans une situation de dépendance qui fausse toute relation dès le départ. Il faut noter que ceci West pas un problème uniquement ecclésial mais une réalité qui touche à toute la question du développement, y compris dans les pays d'origine des nouveaux missionnaires.

- Enfin on leur reproche un euro-centrisme certain et un manque de sensibilité, voire une arrogance, dans les relations avec les fidèles.

Un "ancien" de la mission, tout en reconnaissant les richesses de l'internationalité, constate que la "disponibilité missionnaire n'est pas toujours vécue" par ses jeunes confrères. Malgré les efforts pour un meilleur partage des moyens financiers "cela n'écarte pas le mécontentement de quelques-uns".

Une polémique stérile sur le passé, les réussites et les échecs, me semble peu utile ici, et d'ailleurs mes interlocuteurs de tous les côtés le disent eux aussi. "Toute notre bonne volonté n'empêchera pas que les générations futures nous critiquent ou nous jugent. Nous sommes enfants de notre temps. Je pense que nos prédécesseurs que nous jugeons parfois aujourd'hui ne manquaient pas de bonnes intentions, mais eux aussi étaient fils de leur époque", écrit un missionnaire européen. Il y a eu sans doute des erreurs, parfois graves, une certaine arrogance culturelle qui a parfois blessé. Mais nos frères africains ne parlent pas qu'en mal de leurs aînés dans la foi, et les Églises locales semblent vouloir tirer un trait sur cet aspect du passé et aller de l'avant, comme en témoigne ce beau passage du Message du Synode Spécial pour l'Afrique rédigé par les évêques d'Afrique :

"L'effort accompli par les missionnaires, hommes et femmes, qui se sont succédé des générations durant sur le continent africain, mérite éloge et gratitude. Its ont peiné dur, affronté l'inconfort, la faim, la soif, la maladie, la certitude d'une vie très brève,4 la mort, pour nous donner ce qu'ils avaient de plus cher : Jésus-Christ. Ils ont payé un lourd tribut pour faire de nous des enfants de Dieu. Leur foi engagée, le dynamisme et l'ardeur éclairée de leur zèle nous valent d'exister aujourd'hui comme Église-Famille pour la louange et la gloire de Dieu. Très tôt ont été associés à leur témoignage de très nombreux fils et filles de la terre d'Afrique comme catéchistes, interprètes et collaborateurs divers.

"Puisse leur exemple se communiquer non seulement à nos jeunes gens et jeunes filles, que les Instituts recrutent nombreux aujourd'hui pour l'évangélisation de tous les peuples, mais également aux Églises particulières qu'ils ont fondées…".5

Il me semble que pour s'inspirer de la promesse de l'histoire et pour en assumer le poids, le premier pas serait une meilleure connaissance critique de cette histoire. Qui étaient-ils, ces premiers missionnaires ? Quelle était leur vision de la mission ? Pourquoi sont-il venus ? On lirait avec intérêt le beau livre de Bernard Salvaing Les Missionnaires à la Rencontre de l'Afrique au XIXe siècle :

"Les Pères de la SMA sont d'origine modeste, la plupart des fils de paysans ou d'artisans.

"Leur recrutement régional est très particulier : on note la prédominance de certaines régions — Lyon et le Massif Central, l'Ouest — et la faiblesse du recrutement parisien. Les missionnaires catholiques sont donc issus des régions de forte pratique et de la province.…

"Ce recrutement permet de mieux comprendre l'état d'esprit de nombreux missionnaires, à la fois fiers de la supériorité technique occidentale et en même temps réticents devant les progrès de la science, générateurs d'urbanisation, de problèmes sociaux sinon d'incrédulité. Leur rêve était de reconstituer en Afrique une Chrétienté qui n'était plus triomphante dans la France de la Troisième République, mais qui pourtant, malgré les progrès du scepticisme et de l'anticléricalisme, n'en était pas moins en renouveau, puissante et dynamique, dans ses bastions traditionnels".6

En fait ce petit passage contient et les promesses et le poids de l'histoire, les points forts et les points faibles de la mission. On y voit la grande générosité des premiers missionnaires, une confiance culturelle, voire une certaine fierté qui frôlait sans doute parfois l'arrogance, et le désir de partager ce qu'il y avait de mieux dans leur société avec les autres. Mais on y discerne en même temps une sorte de myopie culturelle qui voyait leurs pays d'origine (que ce soit la France ou un autre) comme paradigme de la "civilisation" et la mission essentiellement comme "une mission civilisatrice". Mais même ici il ne faut pas oublier certains missionnaires, tel que le P. Aupiais, par exemple, qui travaillaient avec ardeur pour "la reconnaissance africaine"7 et la revalorisation d'une culture trop longtemps méprisée, y compris par leurs confrères missionnaires. Ce modèle se retrouve sans doute dans toutes les congrégations et dans tous les pays appartenant à cette tradition du XIXe siècle l'Irlande, la Belgique, les Pays-Bas, avec la même générosité mais aussi les mêmes bavures. Mais est-ce que nos confrères venant d'autres horizons ressentent, eux aussi, ce même "destin historique" et cette effervescence culturelle ? Il faut bien en douter. Nos aînés apportaient avec eux non seulement l'évangile mais le mythe de la modernité européenne, même si c'était avec quelques bémols, ce qui n'est pas le cas pour nos confrères venant d'autres cultures.

Une nouvelle dynamique de la mission

Et c'est ici, me semble-t-il, que se trouve le nœud du problème. Pour reprendre l'heureuse expression de David Bosch, il nous faut un nouveau paradigme, ou une nouvelle dynamique8 afin de "transformer" la mission. Le paradigme dont nous vivons actuellement appartient à une autre époque et à un autre contexte socioculturel.

Un missionnaire écrit :

"Les grands investissements qu'on avait réalisés diminuent et, là où ils continuent, la participation et la contribution de la population sont exigées. Parfois on a l'impression que les jeunes mettent l'accent ailleurs. Là où autrefois on aurait investi dans la construction d'une école ou l'installation d'une pompe, on préfere aujourd'hui aménager un terrain de basketball. Des 'modèles' très différents les uns des autres semblent souvent être à forigine des mésententes et des mécontentements. En Afrique en particulier nous vivons très souvent un modèle développementaliste de la mission, et parfois même un modèle de dépendance. Ceci est certainement à revoir, et par les missionnaires et par l'Église locale. Mais si ce modèle ne vaut plus, avec quoi allons-nous le remplacer ?".

J'ai souvent entendu de la bouche de ceux qui rentraient chez eux, parfois avec une certaine amertume, que la vision de la mission ne correspondait plus à la leur. De certains responsables j'entendais dire qu'il nous fallait "une nouvelle vision de la mission". Mais elle n'était jamais clairement définie et on ne savait pas qui devait l'articuler. Il y a certainement une réflexion à faire et non pas par les "anciens" mais par ceux qui assument le poids de cette histoire, afin de voir quelle sera leur contribution propre à la mission aujourd'hui. Un ancien écrit d'ailleurs : "Nous sommes une congrégation internationale, ce qui représente une richesse et entraîne aussi certains problèmes. Il peut y avoir des malentendus et des susceptibilités. C'est ainsi que nous avons besoin dune bonne dose de comprébension mutuelle et de patience, mais aussi d óuverture et d'humilité pour reconnaître que nul n'est parfait et que l'autre qui vient d'une autre culture a ses qualités et ses valeurs qui dépassent peut-être les miennes".

Ceci est certainement un point de départ très sage, mais il s'agit pour les plus jeunes de réfléchir aussi afin d'articuler cette richesse dans un contexte missionnaire toujours urgent. Le 15e Chapitre Général de la Société du Verbe Divin a entamé un processus de dialogue entre les différentes zones géographiques de la congrégation,9 afin de voir comment continuer et réaliser ce que nos ainés ont entamé. Ceci ne fut qu'un commencement, marqué par les réticences de tout commencement. Mais c'est un débat à poursuivre si nous voulons être fidèles au charisme fondamental de la proclamation de la Bonne Nouvelle. Ce serait mal placé de ma part d'anticiper les résultats de ce dialogue, mais certains éléments me semblent très importants :

- Une meilleure connaissance de la part de tous de l'histoire de la mission et de son contexte socio-politique.

- Une réflexion sur les particularités et les richesses que chaque groupe national peut apporter à la mission étant donné son expérience.

- Et peut-être avant tout, une meilleure connaissance du milieu et un vrai amour pour la culture dans laquelle on voudrait s'insérer pour ne pas répéter les indiscrétions, voire les blessures du passé.

La mission étant essentiellement un mouvement vers l'Autre elle sera toujours une aventure et elle comportera toujours des risques mais favenir de l'Église et même du monde en dépend. Si nous ne faisons pas le pont du dialogue, qui le fera ? "La mission nous invite à un risque qu'on ne peut imaginer. Le risque de l'amour. C'est le risque de vivre pour l'autre, sachant que peut-être il ne veut pas de moi ; le risque de vivre la plénitude de la vérité, que je ne saurai jamais capturer ; le risque de me laisser épuiser par le désir de Dieu dont le Règne viendra. Ceci est tout le risquel".10 Et cela n'a pas changé depuis le temps de Paul et ne changera pas.

 

Notes

1. La Province du Ghana fut fondée en 1947 et celle de la RDC en 1957. La Société du Verbe Divin fonda les premières missions au Togo en 1892 mais elle dut quitter ce pays au cours de la Première Guerre Mondiale pour n'y retourner qu'en 1974.

2. A cet effet voir par exemple K. Muller (1969), Histoire de l'Église au Togo, p. 65ss, ou l'œuvre magistrale d'Adrian Hastings, The Church in Africa 1450-1950, p. 428ss.

3. A l'Écoute de l'Esprit, Document de travail pour le Synode de l'Archidiocèse de Parakou (Bénin), 13-23 mai 1999, p. 42.

4. A cet effet, visiter une fois les premiers cimetières comme, par exemple, celui d'Agoué (Bénin) où l'on retrouve les tombes de nos aîné(e)s morts souvent très jeunes, quelques mois après leur arrivée sur la côte.

5. Message du Synode Spécial pour l'Afrique, n. 10, 11, Rome 6 mai 1994, repris dans Ecclesia in Africa, n. 35.

6. L'Harmattan, Paris 1994, pp. 91-92. Voir aussi Christiane Rousse-Grosseau (1992), Mission catholique et choc des modèles culturels en Afrique, Paris, L'Harmattan.

7. Voir le bel ouvrage de Martine Balard, Dahomey 1930: Mission Catholique et culte vodoun : L'œuvre de Francis Aupiais (1877-1945) missionnaire et ethnographe, Paris, L'Harmattan, Coll. Les Tropiques entre Mythe et Réalité, 1999.

8. David Bosch, Dynamique de la mission chrétienne : histoire et avenir des modèles missionnaires, Paris, Karthala, 1995.

9. Europe, PANAM (Les Amériques), ASPAC (Asie-Pacifique) et AFRAM (Afrique et Madagascar).

10. Timothy Radcliffe "Mission to a Runaway World", in Timothy Radcliffe, I Call You Friends, London, Continuum 2001, p. 142.

 

 Réf. : Spiritus, n. 167, juin 2002.