"Églises d'Asie"
Les catholiques coréens sont encouragés à faire de leur Église une "Église qui donne"


Les responsables de Caritas Coreana ont demandé aux catholiques de Corée du Sud de continuer à faire de leur Église une "Église qui donne" afin de pouvoir, à son tour, soulager la pauvreté des autres (1). Mgr Gabriel Chang Bong-hun évêque de Cheongju, rappelle aux catholiques coréens dans son message du dimanche 28 janvier que, il n’y a pas si longtemps encore, l’Église de Corée était une ‘Église qui demandait’. "Pendant longtemps, l’Église de Corée a reçu l’aide des Églises étrangères et, avec leur soutien, tel celui de l’Église des États-Unis, a pu guérir bien des blessures", écrit-il. Le président de l’agence pour l’aide humanitaire de la Conférence des évêques coréens a rappelé que les évêques avaient officiellement fait de l’Église de Corée une "Église qui donne" quand, en 1992, ils avaient lancé un programme d’aide à l’étranger. Ils avaient alors institué la deuxième quête du dernier dimanche de janvier dans ce but.

D’après Caritas Coreana, les dons recueillis devraient se maintenir au même niveau que celui des années précédentes : 783 177 $US et ce malgré la crise économique qui a durement frappé le pays. Dans son message intitulé "Donnons un peu d’amour et d’espoir à ceux qui ont faim", l’évêque de Cheongju fait remarquer que, malgré la rapidité des progrès économiques du siècle dernier, un milliard d’êtres humains ont toujours faim et deux milliards vivent à un degré d’indigence inhumain. Parmi les Églises demandeuses, il a cité les Églises d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et de l’Europe de l’Est. "Nos frères et sœurs de la Corée du Nord ont eux aussi besoin de notre aide", a-t-il ajouté.

Selon lui, de tout temps, l’Église a non seulement prêché la fraternité mais l’a pratiquée à l’égard des plus démunis. Le Concile de Vatican II a élargi le concept de charité fraternelle à l’échelle mondiale. Dans la ligne de cette tradition, l’Église se doit de demander aide et partage avec les plus pauvres, par delà les questions de race, de nationalité, de couleur, de sexe, d’idéologie ou de religion.

Notes :

(1) Voir EDA 268, 283

Réf. : Églises d’Asie, n ° 324, 1er février 2001.